﻿{"id":840,"date":"2021-06-04T18:41:00","date_gmt":"2021-06-04T16:41:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.master-droit-sante.fr\/?p=840"},"modified":"2022-11-30T12:06:04","modified_gmt":"2022-11-30T11:06:04","slug":"laccompagnement-de-la-personne-en-fin-de-vie-le-benevole","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.master-droit-sante.fr\/index.php\/2021\/06\/04\/laccompagnement-de-la-personne-en-fin-de-vie-le-benevole\/","title":{"rendered":"L\u2019accompagnement de la personne en fin de vie &#038; le b\u00e9n\u00e9vole"},"content":{"rendered":"\n<p>Le pr\u00e9sent article r\u00e9dig\u00e9 par <strong>Mme Dr. Lucie Sourzat<\/strong>, <em>Ma\u00eetre de conf\u00e9rences en Droit public<\/em>, <em>Universit\u00e9 de Lille<\/em>, s&rsquo;inscrit dans le cadre de la <strong><a href=\"http:\/\/www.master-droit-sante.fr\/index.php\/2021\/06\/06\/3e-chronique-en-droits-de-la-sante-du-master-eponyme-juin-2021\/\" data-type=\"post\" data-id=\"823\">3e chronique en Droit de la sant\u00e9<\/a><\/strong> du Master avec le soutien du Journal du Droit Administratif. <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"169\" src=\"http:\/\/www.master-droit-sante.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/JDA600169LGT.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-72\" srcset=\"http:\/\/www.master-droit-sante.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/JDA600169LGT.jpg 600w, http:\/\/www.master-droit-sante.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/JDA600169LGT-300x85.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.master-droit-sante.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Photo-LS-Soins-Pal-832x1024.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-841\" width=\"472\" height=\"581\" srcset=\"http:\/\/www.master-droit-sante.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Photo-LS-Soins-Pal-832x1024.jpeg 832w, http:\/\/www.master-droit-sante.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Photo-LS-Soins-Pal-244x300.jpeg 244w, http:\/\/www.master-droit-sante.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Photo-LS-Soins-Pal-768x945.jpeg 768w, http:\/\/www.master-droit-sante.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Photo-LS-Soins-Pal-49x60.jpeg 49w, http:\/\/www.master-droit-sante.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Photo-LS-Soins-Pal.jpeg 960w\" sizes=\"(max-width: 472px) 100vw, 472px\" \/><figcaption>(c) L. Sourzat <\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><em>Entretien avec Val\u00e9rie Revol<\/em><br><em>Pr\u00e9sidente de l\u2019Association pour le d\u00e9veloppement des Soins Palliatifs de Toulouse<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/media-exp1.licdn.com\/dms\/image\/C4D03AQGB0YIgsolJ_A\/profile-displayphoto-shrink_200_200\/0\/1574439460178?e=1626307200&amp;v=beta&amp;t=2gNd14DamwE9eS_8jdNhsEr3NSEqVUPzKhQKzm1cdKE\" alt=\"Lucie SOURZAT - Ma\u00eetre de conf\u00e9rences en Droit Public - Universit\u00e9 de Lille  | LinkedIn\" style=\"width: 300px;\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">par <strong>Lucie Sourzat<\/strong>, <br><em>Ma\u00eetre de conf\u00e9rences en Droit public<\/em>, <em>Universit\u00e9 de Lille<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9cente c\u00e9l\u00e9bration des 5 ans de la loi Claeys-L\u00e9onetti du 2 f\u00e9vrier 2016 cr\u00e9ant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie<a href=\"#_ftn1\">[1]<\/a> ainsi que les effets de la crise sanitaire nous ont sembl\u00e9 \u00eatre l\u2019occasion d\u2019engager une r\u00e9flexion sur l\u2019\u00e9tat des soins palliatifs en France avec une analyse plus sp\u00e9cifique port\u00e9e sur l\u2019accompagnement des personnes en fin de vie par le b\u00e9n\u00e9vole.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019article L.1110-10 du Code de la sant\u00e9 publique mis en place par la loi Kouchner relative aux droits des malades et \u00e0 la qualit\u00e9 du syst\u00e8me de sant\u00e9 du 4 mars 2002 d\u00e9finit les soins palliatifs comme des \u00ab&nbsp;soins actifs et continus pratiqu\u00e9s par une \u00e9quipe interdisciplinaire en institution ou \u00e0 domicile visant \u00e0 soulager la douleur, \u00e0 apaiser la souffrance psychique, \u00e0 sauvegarder la dignit\u00e9 de la personne malade et \u00e0 soutenir son entourage<em>&nbsp;\u00bb<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Les soins palliatifs apparaissent comme un sujet d\u2019actualit\u00e9 \u00e0 commencer par l\u2019in\u00e9galit\u00e9 d\u2019acc\u00e8s \u00e0 ces derniers. En effet depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, de nombreux rapports et enqu\u00eates ont \u00e9t\u00e9 rendus \u00e0 ce propos. On pense notamment au dernier <a href=\"https:\/\/www.igas.gouv.fr\/IMG\/pdf\/2018-140r_tome_i_soins_palliatifs.pdf\">rapport<\/a> de l\u2019IGAS relatif \u00e0 l\u2019\u00e9valuation du plan national 2015-2018 pour le d\u00e9veloppement des soins palliatifs et l\u2019accompagnement en fin de vie publi\u00e9 au mois de f\u00e9vrier 2020 ou encore aux donn\u00e9es de <a href=\"https:\/\/www.parlons-fin-de-vie.fr\/qui-sommes-nous\/atlas-des-soins-palliatifs-et-de-la-fin-de-vie\/\">l\u2019Atlas<\/a> 2020 des soins palliatifs du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie.&nbsp; Or si \u00e0 la lecture de ces derniers, on note que de nombreux efforts ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9s pour le d\u00e9veloppement des soins palliatifs, l\u2019accompagnement de la personne en fin de vie soul\u00e8ve encore de nombreux questionnements. Certains d\u2019entre eux ont \u00e9t\u00e9 d\u2019autant plus r\u00e9v\u00e9l\u00e9s par la crise sanitaire li\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9pid\u00e9mie de SARS-CoV-2.<\/p>\n\n\n\n<p>En effet si la personne acc\u00e8de aux soins palliatifs, la question des modalit\u00e9s de sa prise en charge se pose. Hormis celle de la structure qui doit accueillir la personne (unit\u00e9 de soins palliatifs, \u00e9quipe mobile de soins palliatifs, lit identifi\u00e9 de soins palliatifs, hospitalisation \u00e0 domicile\u2026), l\u2019article L.1110-11 du Code de la sant\u00e9 publique pr\u00e9voit aussi un soutien de la personne par des \u00ab&nbsp;<em>b\u00e9n\u00e9voles<\/em>, form\u00e9s \u00e0 l&rsquo;accompagnement de la fin de vie et appartenant \u00e0 des associations qui les s\u00e9lectionnent&nbsp;\u00bb. Seul b\u00e9n\u00e9volat dont <em>la formation se trouve strictement encadr\u00e9e par la loi<\/em> en application de la loi du 9 juin 1999 visant \u00e0 garantir le droit \u00e0 l\u2019acc\u00e8s aux soins palliatifs<a href=\"#_ftn2\">[2]<\/a>, ces b\u00e9n\u00e9voles \u00ab&nbsp;peuvent, avec l&rsquo;accord de la personne malade ou de ses proches et sans interf\u00e9rer avec la pratique des soins m\u00e9dicaux et param\u00e9dicaux, apporter leur concours \u00e0 l&rsquo;\u00e9quipe de soins en participant \u00e0 l&rsquo;ultime accompagnement du malade et en confortant l&rsquo;environnement psychologique et social de la personne malade et de son entourage&nbsp;\u00bb<a href=\"#_ftn3\">[3]<\/a>. Plusieurs associations, quasiment toutes cr\u00e9\u00e9es dans les ann\u00e9es 1980 et r\u00e9parties sur l\u2019ensemble du territoire, se trouvent aujourd\u2019hui impliqu\u00e9es dans l\u2019encadrement de ces b\u00e9n\u00e9voles comme, par exemple, <a href=\"https:\/\/www.aspfondatrice.org\/\">l\u2019Association pour le d\u00e9veloppement des soins palliatifs<\/a>, mais aussi <a href=\"https:\/\/www.petitsfreresdespauvres.fr\/\">les Petits fr\u00e8res des pauvres<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.alliance.asso.fr\/\">Alliance<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.jalmalv-federation.fr\/\">Jalmalv<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.albatros69.org\/\">Albatros<\/a> ou encore <a href=\"http:\/\/www.association-pierre-clement.fr\/\">Pierre Cl\u00e9ment<\/a>, poursuivant toutes une mission identique&nbsp;: accompagner la personne en fin de vie.<\/p>\n\n\n\n<p>Afin de mieux comprendre le fonctionnement de ce syst\u00e8me, nous sommes all\u00e9s \u00e0 la rencontre de l\u2019association pour le d\u00e9veloppement des soins palliatifs (\u00ab&nbsp;ASP&nbsp;\u00bb) de Toulouse. Une discussion avec la Pr\u00e9sidente de l\u2019association, Madame Val\u00e9rie Revol, nous a permis de mieux comprendre non seulement comment se traduit concr\u00e8tement la mise en \u0153uvre de l\u2019article L.1110-1 du Code de la sant\u00e9 publique pr\u00e9cit\u00e9, mais aussi comment les soins palliatifs et plus largement la mort se trouvent d\u00e9sormais per\u00e7us.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading\">1. <strong>L\u2019association pour le d\u00e9veloppement des soins palliatifs&nbsp;confront\u00e9e au rejet la finitude de l\u2019Homme<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019ampleur des missions poursuivies par l\u2019ASP r\u00e9v\u00e8le par ailleurs les difficult\u00e9s auxquelles cette derni\u00e8re peut se trouver confront\u00e9e en raison de la solitude dans laquelle les personnes peuvent se trouver face au deuil.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"has-vivid-cyan-blue-color has-text-color wp-block-heading\"><em><strong>Une mission de grande ampleur<\/strong><\/em><\/h3>\n\n\n\n<p>L\u2019Association pour le d\u00e9veloppement des Soins Palliatifs de Toulouse est cr\u00e9\u00e9e le 5 janvier 1988. Elle est membre de l\u2019Union Nationale des Associations pour le d\u00e9veloppement des Soins Palliatifs dont le si\u00e8ge social se trouve \u00e0 Paris (UNASP) et qui f\u00e9d\u00e8re 70 ASP assez bien r\u00e9parties sur le territoire fran\u00e7ais m\u00e9tropolitain et outre-mer pour un total d\u2019environ 5000 b\u00e9n\u00e9voles dont 95 \u00e0 Toulouse.<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs objectifs sont d\u00e9crits par les statuts de l\u2019ASP Toulouse. La diversit\u00e9 de ces derniers r\u00e9v\u00e8le l\u2019ampleur de sa mission allant de l\u2019accompagnement de la personne en fin de vie comme de la personne endeuill\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 la promotion et \u00e0 la sensibilisation aux soins palliatifs aupr\u00e8s des citoyens comme des professionnels de sant\u00e9&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>D\u00e9velopper et faire conna\u00eetre les soins palliatifs&nbsp;;<\/li><li>Prodiguer l\u2019accompagnement sp\u00e9cifique afin d\u2019am\u00e9liorer le soutien de toute personne et son entourage en situation de soin palliatif et\/ou de deuil&nbsp;;<\/li><li>Promouvoir la culture palliative et\/ou l\u2019approche du deuil aupr\u00e8s des professionnels de sant\u00e9 et du grand public&nbsp;;<\/li><li>Dispenser toute formation utile \u00e0 cet \u00e9gard&nbsp;;<\/li><li>Organiser tout s\u00e9minaire, colloque, journ\u00e9e d\u2019\u00e9tude et de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, toutes activit\u00e9s pouvant concerner les soins palliatifs et\/ou l\u2019approche du deuil.<\/li><\/ul>\n\n\n\n<h3 class=\"has-vivid-cyan-blue-color has-text-color wp-block-heading\"><em>Une mission d\u00e9licate et difficile<\/em><\/h3>\n\n\n\n<p>La mission est lourde car les rituels de la soci\u00e9t\u00e9 qui portent le deuil s\u2019amenuisent depuis de nombreuses ann\u00e9es. La personne se trouve de plus en plus seule avec sa douleur. Le but de l\u2019ASP r\u00e9side justement dans le fait de pallier cet \u00e9cueil et de venir soutenir la personne, l\u2019\u00e9couter, ne pas nier l\u2019\u00e9v\u00e8nement en lui permettant de faire part de sa d\u00e9tresse, de sa col\u00e8re, de son angoisse, et ce jusqu\u2019\u00e0 l\u2019acceptation, sans pour autant se substituer \u00e0 la famille.<\/p>\n\n\n\n<p>Or qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019accompagnement du deuil ou de la personne en fin de vie, les ASP semblent malheureusement souffrir d\u2019un net d\u00e9ficit de notori\u00e9t\u00e9. En effet le rejet par notre soci\u00e9t\u00e9 de l\u2019id\u00e9e de la finitude de l\u2019\u00eatre humain et de la souffrance qui en r\u00e9sulte en est s\u00fbrement l\u2019une des principales explications. D\u2019ailleurs la crise sanitaire li\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9pid\u00e9mie de SARS-CoV-2 a \u00e9t\u00e9 l\u2019un des r\u00e9v\u00e9lateurs du dit ph\u00e9nom\u00e8ne. Tel que l\u2019\u00e9nonce la Pr\u00e9sidente de l\u2019ASP Toulouse, tout d\u2019un coup \u00ab&nbsp;notre soci\u00e9t\u00e9 a eu le sentiment de c\u00f4toyer la mort alors que celle-ci est habituellement effac\u00e9e, voire ni\u00e9e, tout en red\u00e9couvrant que l&rsquo;\u00eatre humain est vuln\u00e9rable et mortel&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading\">2. <strong>L\u2019action des b\u00e9n\u00e9voles strictement encadr\u00e9e par la loi&nbsp;: une singularit\u00e9 motiv\u00e9e par la mission de l\u2019association&nbsp;<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Les b\u00e9n\u00e9voles des associations comme l\u2019ASP voient leur intervention \u00ab&nbsp;lab\u00e9lis\u00e9es&nbsp;\u00bb par une formation tr\u00e8s strictement encadr\u00e9e ainsi que par un n\u00e9cessaire conventionnement avec les \u00e9tablissements de sant\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"has-vivid-cyan-blue-color has-text-color wp-block-heading\"><em>Une formation strictement encadr\u00e9e par la loi&nbsp;<\/em><\/h3>\n\n\n\n<p>Le Code de la sant\u00e9 publique encadre tr\u00e8s strictement le b\u00e9n\u00e9volat li\u00e9 \u00e0 l\u2019accompagnement de la personne en fin de vie. Il s\u2019agit l\u00e0 du seul cas fran\u00e7ais de formation obligatoire du b\u00e9n\u00e9volat. Le r\u00f4le de l\u2019ASP r\u00e9side ainsi dans la <em>s\u00e9lection<\/em> et la <em>formation<\/em> des b\u00e9n\u00e9voles. L\u2019article L.1110-11 du Code de la sant\u00e9 publique pr\u00e9voit notamment le respect d\u2019une <em>charte<\/em> d\u00e9finissant les principes que les b\u00e9n\u00e9voles s\u00e9lectionn\u00e9s doivent respecter dans leur action. Ces principes comportent notamment le respect des opinions philosophiques et religieuses de la personne accompagn\u00e9e, le respect de sa dignit\u00e9 et de son intimit\u00e9, la discr\u00e9tion, la confidentialit\u00e9 et l&rsquo;absence d&rsquo;interf\u00e9rence dans les soins. L\u2019ASP Toulouse a bien \u00e9videmment adh\u00e9r\u00e9 \u00e0 la charte des soins palliatifs dont la derni\u00e8re version \u00e9labor\u00e9e par l\u2019UNASP et l\u2019ASP Fondatrice date de 2010.<\/p>\n\n\n\n<p>La formation du b\u00e9n\u00e9vole est plus que rigoureuse. D\u2019abord la s\u00e9lection \u00e0 l\u2019aide d\u2019un entretien men\u00e9 par deux b\u00e9n\u00e9voles sp\u00e9cialement form\u00e9s. Pendant une heure la personne est interrog\u00e9e \u00e0 partir de trois grands axes. D\u2019abord sur ses motivations&nbsp;: les raisons de son choix, sa disponibilit\u00e9, sa connaissance de l\u2019association, l\u2019exp\u00e9rience du b\u00e9n\u00e9volat et du travail en \u00e9quipe. Puis c\u2019est sur la question de l\u2019accompagnement en lui-m\u00eame que le candidat est ensuite interrog\u00e9&nbsp;: quelle sera sa repr\u00e9sentation et son r\u00f4le en tant que b\u00e9n\u00e9vole d\u2019accompagnement et quelles sont ses r\u00e9flexions sur la Charte. Enfin c\u2019est plus sp\u00e9cialement sur sa vision de la mort que l\u2019entretien se cl\u00f4ture&nbsp;: quelles sont ses croyances et sa philosophie, quelle est son exp\u00e9rience avec le deuil ou encore a t\u2019il d\u00e9j\u00e0 accompagn\u00e9 quelqu\u2019un en fin de vie.<\/p>\n\n\n\n<p>Une fois l\u2019avis des deux \u00ab&nbsp;recruteurs&nbsp;\u00bb recueilli et uniquement si ce dernier est favorable, le dossier est transmis \u00e0 un psychologue menant \u00e0 son tour un second entretien avec le candidat. En cas d\u2019avis d\u00e9favorable de la part du psychologue, un entretien entre ce dernier et les premiers recruteurs est requis.<\/p>\n\n\n\n<p>Une fois ces deux premi\u00e8res \u00e9tapes franchies, le candidat b\u00e9n\u00e9vole d\u00e9marre une formation d\u2019une dur\u00e9e d\u2019environ neuf mois dont le programme est arr\u00eat\u00e9 par la Soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise d\u2019accompagnement et de soins palliatifs (\u00ab&nbsp;SFAP&nbsp;\u00bb) imposant une base minimum. C\u2019est au sein d\u2019une seule et m\u00eame promotion qu\u2019il doit suivre diff\u00e9rents modules th\u00e9oriques et pratiques autour de la fin de vie, des soins palliatifs, de l\u2019\u00e9coute, du deuil, de la personne \u00e2g\u00e9e, des groupes de parole sans oublier la mise en place de nombreux jeux de r\u00f4le.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la fin de la formation, le candidat se voit confi\u00e9e une liste de coordinateurs \u00e0 consulter en vue de mesurer et de comprendre le fonctionnement de chaque \u00e9quipe, occasion aussi d\u2019avoir une exp\u00e9rience plus pratique. Puis on lui demande de faire trois choix c\u2019est-\u00e0-dire de choisir trois secteurs dans lesquels il souhaiterait intervenir. On note alors que le bassin de recrutement se trouve assez tourn\u00e9 vers les \u00e9tablissements du centre-ville laissant une fois de plus les secteurs p\u00e9riph\u00e9riques et principalement la ruralit\u00e9 de c\u00f4t\u00e9. Un constat qui, malheureusement, ne cesse de se confirmer d\u00e8s que la question de la fin de vie est envisag\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Un entretien post, visant \u00e0 s\u2019assurer des motivations de la personne, valide la candidature. Bien que cela soit rare, il se peut que la formation d\u2019un candidat soit arr\u00eat\u00e9e en cours de route si son profil ne convient pas.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin au-del\u00e0 de la formation impos\u00e9e des b\u00e9n\u00e9voles, l\u2019ASP organise aussi des formations pour les \u00e9quipes soignantes par des professionnels m\u00e9decins, psychologues, assistantes sociales, juristes. Toutefois les contraintes li\u00e9es au dispositif \u00ab&nbsp;d\u00e9veloppement professionnel continu&nbsp;\u00bb (\u00ab&nbsp;DPC&nbsp;\u00bb) initi\u00e9 par la loi portant r\u00e9forme de l\u2019h\u00f4pital et relative aux patients, \u00e0 la sant\u00e9 et aux territoires du 21 juillet 2009 ou encore \u00e0 la certification a malheureusement rendu cette mission marginale. Cet \u00e9cueil laisse alors la place \u00e0 la signature de conventions avec des organismes certifi\u00e9s plus \u00e0 m\u00eame de prendre en charge la formation des soignants.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"has-vivid-cyan-blue-color has-text-color wp-block-heading\"><em>Le n\u00e9cessaire conventionnement avec les \u00e9tablissements de sant\u00e9<\/em><\/h3>\n\n\n\n<p>L\u2019annexe n\u00b05 de la circulaire de la Direction de l\u2019Hospitalisation et de l\u2019Organisation des Soins (DHOS) du 25 mars 2008 relative \u00e0 l\u2019organisation des soins palliatifs d\u00e9taille quant \u00e0 elle les missions et obligations du b\u00e9n\u00e9volat en mati\u00e8re de soins palliatifs et ce quel que soit l\u2019association qui les encadre. Il y est notamment pr\u00e9cis\u00e9 que \u00ab&nbsp;les associations d\u2019accompagnements qui organisent l\u2019intervention des b\u00e9n\u00e9voles dans des \u00e9tablissements de sant\u00e9 sont constitu\u00e9es par un ensemble de personnes issues de la soci\u00e9t\u00e9 civile et du monde de la sant\u00e9 qui se mobilisent pour am\u00e9liorer les conditions de vie des personnes en souffrance et de leur environnement, confront\u00e9s \u00e0 la maladie grave, au grand \u00e2ge, \u00e0 la mort et au deuil&nbsp;\u00bb. Un esprit de partenariat avec les professionnels de sant\u00e9 anime l\u2019action de ces associations.<\/p>\n\n\n\n<p>Afin de respecter au mieux ces obligations, chaque association doit alors signer une <em>convention<\/em> avec les \u00e9tablissements concern\u00e9s par leur intervention. La convention type pr\u00e9vue par l\u2019article R.1110-1 du Code de la sant\u00e9 publique renvoyant \u00e0 l\u2019annexe 11-1 du m\u00eame code pr\u00e9cise que l&rsquo;association assure la s\u00e9lection, la formation \u00e0 l&rsquo;accompagnement et le soutien continu des b\u00e9n\u00e9voles ainsi que le fonctionnement de l&rsquo;\u00e9quipe de b\u00e9n\u00e9voles. Quant \u00e0 l\u2019\u00e9tablissement d\u2019accueil, ce dernier s&rsquo;engage \u00e0 pr\u00e9parer par des actions de sensibilisation son personnel et les intervenants exer\u00e7ant \u00e0 titre lib\u00e9ral \u00e0 l&rsquo;intervention des b\u00e9n\u00e9voles de l&rsquo;association.<\/p>\n\n\n\n<p>Si la signature de telles conventions apparait comme la condition <em>sine qua non<\/em> \u00e0 l\u2019intervention des b\u00e9n\u00e9voles au sein des \u00e9tablissements de sant\u00e9, elle se trouve tout autant utile pour ces derniers en vue de remplir le crit\u00e8re pour l\u2019accompagnement en soins palliatifs identifi\u00e9 parmi tous ceux n\u00e9cessaires \u00e0 leur <a href=\"https:\/\/www.has-sante.fr\/upload\/docs\/application\/pdf\/2020-11\/referentiel_certification_es_qualite_soins.pdf\">certification pour la qualit\u00e9 des soins<\/a> et n\u00e9cessaire \u00e0 l\u2019obtention d\u2019unit\u00e9s de soins palliatifs (\u00ab&nbsp;USP&nbsp;\u00bb) ou de lits identifi\u00e9s en soins palliatifs (\u00ab&nbsp;LISP&nbsp;\u00bb).&nbsp; Des rencontres entre l\u2019ASP et les inspecteurs, si elles sont rares, sont cependant possibles.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading\">3. <strong>Le constat d\u2019un acc\u00e8s encore difficile aux soins palliatifs<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019acc\u00e8s aux soins palliatifs demeure encore difficile et l\u2019une des solutions r\u00e9side avant tout dans la promotion de la culture palliative.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"has-vivid-cyan-blue-color has-text-color wp-block-heading\"><em>Des causes multifactorielles<\/em><\/h3>\n\n\n\n<p>Si la Pr\u00e9sidente de l\u2019ASP salue les progr\u00e8s ayant \u00e9t\u00e9 faits au niveau des droits des malades ou dans la formation des professionnels \u00e0 la culture palliative, l\u2019accompagnement de la personne en fin de vie demeure une r\u00e9alit\u00e9 encore difficile \u00e0 accepter dans une soci\u00e9t\u00e9 pr\u00f4nant le jeunisme et le dynamisme. Les lois Kouchner, Leonetti et Claeyes-Leonetti sont de v\u00e9ritables victoires \u00e0 ne pas n\u00e9gliger, mais il y a encore beaucoup \u00e0 faire.<\/p>\n\n\n\n<p>En outre, tel que le souligne l\u2019IGAS dans son dernier <a href=\"https:\/\/www.igas.gouv.fr\/IMG\/pdf\/2018-140r_tome_i_soins_palliatifs.pdf\">rapport<\/a> publi\u00e9 au mois de f\u00e9vrier 2020, \u00ab&nbsp;en ce qui concerne les 10 000 b\u00e9n\u00e9voles qui seraient regroup\u00e9s dans 350 associations, plusieurs probl\u00e8mes se posent. <em>Le personnel des \u00e9tablissements de sant\u00e9 et des \u00e9tablissements m\u00e9dico-sociaux valorise encore insuffisamment l\u2019accompagnement et le b\u00e9n\u00e9volat<\/em>. Les aides aux associations financ\u00e9es par la CNAM demeurent \u00e9galement d\u2019un niveau modeste : en 2017, 180 associations ont \u00e9t\u00e9 financ\u00e9es pour un montant de 1 175 485 \u20ac qui couvre 50% des d\u00e9penses de formation engag\u00e9es&nbsp;\u00bb<a href=\"#_ftn4\">[4]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi donc de nombreuses personnes peu entour\u00e9es demeurent esseul\u00e9es et n\u2019ont pas acc\u00e8s aux dispositifs que nous venons de pr\u00e9senter. En effet le lien avec les ASP ne s\u2019effectue en g\u00e9n\u00e9ral que gr\u00e2ce aux \u00e9quipes soignantes et aux r\u00e9seaux comme le r\u00e9seau de sant\u00e9 Relience. C\u2019est bien souvent l\u2019\u00e9quipe mobile, ou par le biais des LISP, que le lien est fait et ce principalement entre les services de pneumologie ou de cardiologie et les ASP. Quant aux \u00e9tablissements de sant\u00e9 de tr\u00e8s grande envergure comme les CHU, il peut arriver qu\u2019il n\u2019y ait paradoxalement aucun lien entre les associations et les services confront\u00e9s \u00e0 ce type de situation. Finalement cela d\u00e9pendrait bien souvent de la culture palliative entretenue par le Chef de service pr\u00e9f\u00e9rant d\u00e9velopper avant toute chose le curatif au d\u00e9triment du palliatif.<\/p>\n\n\n\n<p>Des difficult\u00e9s importantes se trouvent aussi au niveau des EHPAD et de l\u2019accompagnement \u00e0 domicile. Entre un nombre trop nombreux d\u2019EHPAD et un nombre insuffisant de b\u00e9n\u00e9voles, ces \u00e9tablissements ne b\u00e9n\u00e9ficient souvent pas de l\u2019intervention du soutien des ASP. En ce qui concerne l\u2019intervention au domicile de la personne, si cela est th\u00e9oriquement possible, c\u2019est en r\u00e9alit\u00e9 d\u00e9licat et ce en d\u00e9pit du conventionnement avec le r\u00e9seau Relience et les HAD. Il faut savoir garder sa distance et \u00eatre vigilant. Selon les mots de la Pr\u00e9sidente \u00ab&nbsp;on rentre dans l\u2019intimit\u00e9 mais on n\u2019est pas l\u2019intime de la personne&nbsp;\u00bb car seulement des repr\u00e9sentants de la soci\u00e9t\u00e9 civile. Dans tous les cas, l\u2019intervention d\u2019un bin\u00f4me est pr\u00e9conis\u00e9e par l\u2019association.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin l\u2019impact de la crise sanitaire li\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9pid\u00e9mie de SARS-CoV-2 a particip\u00e9 \u00e0 r\u00e9v\u00e9ler le caract\u00e8re essentiel de la prise en charge palliative. En effet lors du premier confinement les directeurs d\u2019\u00e9tablissement de sant\u00e9, parce que d\u00e9pass\u00e9s, ont \u00e9t\u00e9 contraints de fermer les portes aux b\u00e9n\u00e9voles accompagnant habituellement les personnes en fin de vie, accentuant d\u2019autant plus les insuffisances li\u00e9es \u00e0 la prise en charge palliative.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"has-vivid-cyan-blue-color has-text-color wp-block-heading\"><em>Des solutions reposant sur la promotion de la culture palliative<\/em><\/h3>\n\n\n\n<p>L\u2019ASP continue de poursuivre sa mission de promotion de la culture palliative et des droits des personnes \u00e0 travers des congr\u00e8s, des conf\u00e9rences, l\u2019\u00e9dition de plaquettes mais aussi gr\u00e2ce \u00e0 sa participation \u00e0 la Journ\u00e9e mondiale des soins palliatifs. L\u2019organisation de manifestations comme des expositions dans les facult\u00e9s de m\u00e9decine, de pharmacie, au sein du p\u00f4le de formation des m\u00e9tiers de la sant\u00e9 ou bien en intervenant au sein de DU, de DIU ou encore dans les IFSI et IFRASS sont autant de moyens utiles pour promouvoir l\u2019importance de l\u2019accompagnement de la personne en fin de vie et des soins palliatifs. Le dernier projet en date r\u00e9side dans l\u2019obtention des fonds pour la mise en place d\u2019un \u00ab&nbsp;pallia-truck&nbsp;\u00bb avec le soutien de l\u2019Agence R\u00e9gionale de Sant\u00e9 et de partenaires priv\u00e9s et s\u2019inscrivant dans une op\u00e9ration de communication type h\u00f4pital hors les murs.<\/p>\n\n\n\n<p>Finalement si la diffusion de la culture palliative apparait comme indispensable en termes de sant\u00e9 publique, et ce notamment en raison du vieillissement croissant de la population, on constate qu\u2019elle l\u2019est aussi par son apport aux disciplines autres que strictement m\u00e9dicales\u2026<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> Loi n\u00b0 2016-87 du 2 f\u00e9vrier 2016 cr\u00e9ant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie, <em>JORF<\/em> n\u00b00028 du 3 f\u00e9vrier 2016.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a> Loi n\u00b0 99-477 du 9 juin 1999 visant \u00e0 garantir le droit \u00e0 l&rsquo;acc\u00e8s aux soins palliatifs, <em>JORF<\/em> n\u00b0132 du 10 juin 1999.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\">[3]<\/a> Article 10 de la loi n\u00b099-477 du 9 juin 1999 dans sa version initiale. Codification \u00e0 l\u2019article L.1110-11 du Code de la sant\u00e9 publique par l\u2019article 9 de la loi n\u00b02002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et \u00e0 la qualit\u00e9 du syst\u00e8me de sant\u00e9, <em>JORF<\/em> du 5 mars 2002, Texte n\u00b0 1.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\">[4]<\/a> Rapport IGAS, <em>\u00c9valuation du plan national 2015-2018 pour le d\u00e9veloppement des soins palliatifs et l\u2019accompagnement en fin de vie<\/em>, juillet 2019 (publi\u00e9 en f\u00e9vrier 2020), p.28, n\u00b076.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le pr\u00e9sent article r\u00e9dig\u00e9 par Mme Dr. Lucie Sourzat, Ma\u00eetre de conf\u00e9rences en Droit public, Universit\u00e9 de Lille, s&rsquo;inscrit dans le cadre de la 3e chronique en Droit de la sant\u00e9 du Master avec le soutien du Journal du Droit Administratif. 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