﻿{"id":1477,"date":"2021-12-16T12:51:34","date_gmt":"2021-12-16T11:51:34","guid":{"rendered":"http:\/\/www.master-droit-sante.fr\/?p=1477"},"modified":"2021-12-19T19:58:16","modified_gmt":"2021-12-19T18:58:16","slug":"la-vaccination-universelle-contre-les-papillomavirus-un-enjeu-de-sante-publique-essentiel","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.master-droit-sante.fr\/index.php\/2021\/12\/16\/la-vaccination-universelle-contre-les-papillomavirus-un-enjeu-de-sante-publique-essentiel\/","title":{"rendered":"La vaccination \u00ab\u00a0universelle\u00a0\u00bb contre les papillomavirus\u00a0: un enjeu de sant\u00e9 publique essentiel"},"content":{"rendered":"\n<p>Le pr\u00e9sent article r\u00e9dig\u00e9 par  Mme <strong>L\u00e9a Bernard<\/strong>, <em>Doctorante en droit public, Universit\u00e9 Toulouse 1 Capitole, Institut Maurice Hauriou,<\/em> s&rsquo;inscrit dans le cadre de la <strong><a href=\"http:\/\/www.master-droit-sante.fr\/index.php\/2021\/12\/16\/5e-chronique-en-droits-de-la-sante-du-master-eponyme-decembre-2021\/\" data-type=\"post\" data-id=\"1482\">5e chronique en Droit de la Sant\u00e9<\/a><\/strong> du Master Droit de la Sant\u00e9 (UT1 Capitole) avec le soutien du Journal du Droit Administratif. <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"169\" src=\"http:\/\/www.master-droit-sante.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/JDA600169LGT.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-72\" srcset=\"http:\/\/www.master-droit-sante.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/JDA600169LGT.jpg 600w, http:\/\/www.master-droit-sante.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/JDA600169LGT-300x85.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image is-style-rounded\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.master-droit-sante.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Lea-Bernard-photo-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-833\" width=\"502\" height=\"377\" srcset=\"http:\/\/www.master-droit-sante.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Lea-Bernard-photo-1024x768.jpg 1024w, http:\/\/www.master-droit-sante.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Lea-Bernard-photo-300x225.jpg 300w, http:\/\/www.master-droit-sante.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Lea-Bernard-photo-768x576.jpg 768w, http:\/\/www.master-droit-sante.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Lea-Bernard-photo-500x375.jpg 500w, http:\/\/www.master-droit-sante.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Lea-Bernard-photo-1536x1152.jpg 1536w, http:\/\/www.master-droit-sante.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Lea-Bernard-photo-80x60.jpg 80w, http:\/\/www.master-droit-sante.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Lea-Bernard-photo.jpg 2048w\" sizes=\"(max-width: 502px) 100vw, 502px\" \/><figcaption>par Mme <strong>L\u00e9a Bernard<\/strong>, <em>Doctorante en droit public, <\/em><br><em>Universit\u00e9 Toulouse 1 Capitole, Institut Maurice Hauriou<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><em>Propos liminaires&nbsp;: cet article n\u2019a pas vocation \u00e0 pr\u00f4ner la vaccination contre le(s) papillomavirus, bien au contraire, nous avons conscience de la libert\u00e9 de chacun sur ce sujet. Nous ne tentons ici, que d\u2019expliquer pourquoi la vaccination contre le papillomavirus a \u00e9t\u00e9 ouverte \u00ab&nbsp;universellement&nbsp;\u00bb en 2020. Pour plus de compr\u00e9hension, les termes \u00ab&nbsp;ouverture \u00e0 la vaccination&nbsp;\u00bb signifient que le vaccin est rembours\u00e9 par l\u2019assurance maladie. \u00c9galement, nous souhaitons attirer votre attention<\/em> s<em>ur les recommandations de la Haute autorit\u00e9 de la sant\u00e9 pour trouver plus d\u2019\u00e9l\u00e9ments, particuli\u00e8rement des \u00e9tudes sur la s\u00e9curit\u00e9 des vaccins, des propos contre la vaccination ou bien des arguments en sa faveur, ainsi que les \u00e9tudes d\u2019acceptabilit\u00e9 du vaccin, qu\u2019elles soient fran\u00e7aises ou internationales. &nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p>Les papillomavirus ou HPV pour <em>Human Papilloma Virus<\/em>, sont des virus sexuellement transmissibles et qui comptent plus d\u2019une centaine de variants<a href=\"#_ftn1\">[1]<\/a>. Les cons\u00e9quences d\u2019une infection peuvent aller, selon le type de HPV, de verrues anog\u00e9nitales, l\u00e9sions pr\u00e9canc\u00e9reuses du col de l\u2019ut\u00e9rus, du vagin, de la vulve, de l\u2019anus, cancer de la sph\u00e8re ORL, cancer de l\u2019anus, cancer de la vulve et du vagin et cancer du p\u00e9nis<a href=\"#_ftn2\">[2]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous insistons sur le fait que les papillomavirus, sont responsables chaque ann\u00e9e de 100% des cancers du col de l&rsquo;ut\u00e9rus<a href=\"#_ftn3\">[3]<\/a>, environ 3&nbsp;000 femmes sont touch\u00e9es par ce cancer et 1000 en d\u00e9c\u00e8dent<a href=\"#_ftn4\">[4]<\/a>.&nbsp; Autre exemple, en 2015, toujours selon la Haute Autorit\u00e9 de Sant\u00e9, 360 cas du cancer de l\u2019anus sont attribuables aux infections HPV ce qui repr\u00e9sente 91.3% de proportion de cas attribuables. &nbsp;A l\u2019\u00e9chelle mondiale, 5% des cancers sont issus d\u2019une infection li\u00e9e aux papillomavirus<a href=\"#_ftn5\">[5]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 de la maladie, qui dans toutes ses formes fait souffrir physiquement les malades, l\u2019infection fait \u00e9galement souffrir psychologiquement. En effet, la personne peut craindre d\u2019en parler \u00e0 un professionnel de sant\u00e9, \u00e0 son ou ses partenaire(s), de le(s) contaminer et ainsi affecter n\u00e9gativement sa qualit\u00e9 de vie en favorisant l\u2019exclusion sociale<a href=\"#_ftn6\">[6]<\/a>. Les HPV sont particuli\u00e8rement trompeurs, en effet on estime que la plupart les infections li\u00e9es \u00e0 un HPV sont asymptomatiques et b\u00e9nignes. Il est estim\u00e9 que 80% femmes ou hommes contractent un papillomavirus une ou plusieurs fois au cours de leur vie<a href=\"#_ftn7\">[7]<\/a> et que 90 % des infections sont \u00e9limin\u00e9es naturellement dans les deux ans<a href=\"#_ftn8\">[8]<\/a>.&nbsp; Pourtant, l\u2019infection persistante n\u2019apparait que bien plus tard et c\u2019est pourquoi les professionnels recommandent les d\u00e9pistages (notamment chez les femmes \u00e0 partir de 25 ans).<\/p>\n\n\n\n<p>La plan cancer 2014-2019<a href=\"#_ftn9\">[9]<\/a> avait pour objectif d\u2019atteindre 60% de couverture vaccinale des femmes, c\u2019est-\u00e0-dire que pendant ces cinq ann\u00e9es, 60% des jeunes femmes auraient re\u00e7u au moins deux doses<a href=\"#_ftn10\">[10]<\/a>, notamment par un renforcement de la mobilisation des m\u00e9decins traitants<a href=\"#_ftn11\">[11]<\/a>.Les autorit\u00e9s de sant\u00e9 fran\u00e7aises ont d\u00e9montr\u00e9 que le cout-efficacit\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire le cout du vaccin et le b\u00e9n\u00e9fice attendu, n\u2019\u00e9tait pas int\u00e9ressant pour l\u2019ouverture \u00e0 la vaccination universelle si l\u2019objectif de 60% de couverture vaccinale pour les femmes \u00e9tait atteint. Or, selon les derni\u00e8res enqu\u00eates de 2018, la couverture vaccinale \u00e9tait de 24% pour un sch\u00e9ma complet c\u2019est-\u00e0-dire au moins deux doses<a href=\"#_ftn12\">[12]<\/a>, et 30% pour une dose.<\/p>\n\n\n\n<p>14 ans apr\u00e8s le d\u00e9but des premi\u00e8res vaccinations, l\u2019arr\u00eat\u00e9 du 30 novembre 2020 modifiant la liste&nbsp;des sp\u00e9cialit\u00e9s pharmaceutiques remboursables aux assur\u00e9s sociaux<a href=\"#_ftn13\">[13]<\/a>, permet une vaccination universelle contre le papillomavirus, car les vaccins sont d\u00e9sormais remboursables pour tous les genres et toutes les pr\u00e9f\u00e9rences sexuelles. Ils peuvent donc participer \u00e0 l\u2019immunit\u00e9 de groupe tant recherch\u00e9 lors des premi\u00e8res ann\u00e9es de la vaccination, mais aussi pouvoir se prot\u00e9ger et prot\u00e9ger le ou leur partenaire(s) quel que soit son genre. Surtout, ce droit \u00e0 la vaccination permet d\u2019int\u00e9grer l\u2019ensemble de la population au sein d\u2019un enjeu de sant\u00e9 publique, alors qu\u2019au d\u00e9part cette mesure appartenait essentiellement aux femmes. Pourtant, selon les derni\u00e8res recommandations du Haut conseil de sant\u00e9 publique<a href=\"#_ftn14\">[14]<\/a>, la priorit\u00e9 restait l\u2019augmentation de la couverture vaccinale des filles. Nous nous sommes alors demand\u00e9, si l\u2019arr\u00eat\u00e9 du 30 novembre 2020 \u00e9largissant la vaccination universelle s\u2019est-il bas\u00e9 uniquement sur une logique \u00e9conomique, c\u2019est-\u00e0-dire que le cout-efficacit\u00e9 devenait avantageux dans la vaccination universelle&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le premier temps, la vaccination n\u2019\u00e9tait ouverte que pour les femmes et ce pour \u00e9viter principalement des l\u00e9sions canc\u00e9reuses pouvant donner lieu \u00e0 de nouveaux cas de cancer, car les infections li\u00e9es au HPV touchent en majorit\u00e9 les femmes, avec environ 4580 nouveaux cas de cancer par an en France<a href=\"#_ftn15\">[15]<\/a>. Ce n\u2019est que par la prise en compte de nouveaux cas d\u2019infections li\u00e9es aux HPV, comme enjeu de sant\u00e9 publique, que le gouvernement fait le choix d\u2019ouvrir la vaccination \u00e0 d\u2019autres personnes sous conditions, mais pas encore de mani\u00e8re universelle puisque les hommes h\u00e9t\u00e9rosexuels en sont exclus, du moins les \u00e9tudes cout-efficacit\u00e9 d\u00e9montraient que cela n\u2019\u00e9tait pas b\u00e9n\u00e9fique (I). N\u00e9anmoins, la couverture vaccinale est rest\u00e9e basse, et ce pour diff\u00e9rentes raisons, ne permettant pas de cr\u00e9er une immunit\u00e9 de groupe. Dans un second temps, la balance cout-b\u00e9n\u00e9fice devenait alors int\u00e9ressante pour ouvrir la vaccination universelle, pourtant c\u2019est sur des raisons principalement d\u2019\u00e9quit\u00e9 et ayant pour objectif de mettre fin \u00e0 une discrimination bas\u00e9e sur le genre et les pr\u00e9f\u00e9rences sexuelles que se base cette d\u00e9cision (II). <em><\/em><\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"has-text-align-center has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading\">I. Le choix d\u2019une vaccination limit\u00e9e&nbsp;: <br>le rapport cout-efficacit\u00e9 <br>d\u2019une couverture vaccinale fran\u00e7aise<\/h1>\n\n\n\n<p>Les papillomavirus sont des maladies tr\u00e8s contagieuses, les infections se transmettent par rapports sexuels, mais aussi via la main et la bouche. \u00ab<em>. Les rapports sexuels prot\u00e9g\u00e9s ne constituent donc pas une garantie absolue d&rsquo;\u00e9viter la contagion. Ils r\u00e9duisent simplement les risques de propagation du virus<\/em><a href=\"#_ftn1\">[1]<\/a>.&nbsp;\u00bb Comme pr\u00e9cis\u00e9 en amont, 90% des infections peuvent \u00eatre \u00e9limin\u00e9es naturellement. C\u2019est lorsque certaines infections li\u00e9es \u00e0 un type de HPV, \u00e0 titre d\u2019exemple le HPV 16 et 18<a href=\"#_ftn2\">[2]<\/a>, persistent qu\u2019ils provoquent des l\u00e9sions qui sont susceptibles, plusieurs ann\u00e9es apr\u00e8s, d\u2019\u00e9voluer en cancer. \u00ab&nbsp;<em>Les HPV 16 et 18 sont d\u00e9tect\u00e9s dans environ 70 \u00e0 80 % des cancers anaux et 80-90 % des cancers de l\u2019anus HPV-positifs. Ils sont aussi d\u00e9tect\u00e9s dans 55 \u00e0 60 % des cancers du vagin, 48 % et 40 % respectivement des cancers du p\u00e9nis et de la vulve.&nbsp;<\/em>\u00bb<a href=\"#_ftn3\">[3]<\/a> C\u2019est pourquoi les professionnels de sant\u00e9 et les autorit\u00e9s de sant\u00e9, recommandent des d\u00e9pistages.<\/p>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9but de la vaccination est ouvert aux filles en 2007. Selon le Haut Conseil de Sant\u00e9 Publique, la cible vaccinale a \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9e par la prise en compte de trois consid\u00e9rations \u00ab&nbsp;<em>L\u2019\u00e2ge<\/em><em> des premiers rapports sexuels&nbsp;; Les incertitudes concernant la dur\u00e9e de protection&nbsp;; L\u2019absence d\u2019\u00e9tudes autorisant des co-administrations<\/em><a href=\"#_ftn4\"><em><strong>[4]<\/strong><\/em><\/a>(c\u2019est-\u00e0-dire en m\u00eame temps qu\u2019un autre vaccin)<em>.<\/em>&nbsp;\u00bb Le Conseil sup\u00e9rieur d\u2019hygi\u00e8ne publique de France a recommand\u00e9 \u00ab&nbsp;<em>la vaccination des jeunes filles de 14 ans, afin de les prot\u00e9ger avant qu\u2019elles ne soient expos\u00e9es au risque de l\u2019infection. Il a aussi recommand\u00e9 que le vaccin soit \u00e9galement propos\u00e9 aux jeunes filles et jeunes femmes \u00e2g\u00e9es de 15 \u00e0 23 ans qui n\u2019auraient pas eu de rapports sexuels ou au plus tard, dans l\u2019ann\u00e9e suivant le d\u00e9but de la vie sexuelle<a href=\"#_ftn5\"><strong>[5]<\/strong><\/a>&nbsp;<\/em>\u00bb. Ainsi, dans le premier temps de la vaccination l\u2019objectif est de r\u00e9duire les cancers qui touchent en majorit\u00e9 les femmes comme celui de l\u2019ut\u00e9rus.<\/p>\n\n\n\n<p>A partir de 2012, la vaccination est \u00e9galement ouverte aux personnes immunod\u00e9prim\u00e9es<a href=\"#_ftn6\">[6]<\/a> ou aspl\u00e9niques<a href=\"#_ftn7\">[7]<\/a>. De plus, la vaccination pour les filles est abaiss\u00e9e \u00e0 11 ans et le rattrapage \u00e0 partir de 15 ans \u00e0 19 ans. L\u2019id\u00e9e est de vacciner plus t\u00f4t car la couverture vaccinale \u00e9tait insuffisante apr\u00e8s 2007 et parce que les autorit\u00e9s de sant\u00e9 avaient obtenu des r\u00e9sultats positifs des diff\u00e9rentes \u00e9tudes, qui soulignaient la possibilit\u00e9 de coadministrer une dose de vaccin de papillomavirus avec celui de la dipht\u00e9rie-t\u00e9tanos-polio-coqueluche<a href=\"#_ftn8\">[8]<\/a> . N\u00e9anmoins, l\u2019abaissement de l\u2019\u00e2ge a cr\u00e9\u00e9 quelques freins. \u00ab&nbsp;<em>L\u2019incompr\u00e9hension des parents sur l\u2019indication \u00e0 vacciner des jeunes filles pr\u00e9pubertaires avant le d\u00e9but de l\u2019activit\u00e9 sexuelle pour 9 \u00e0 25%<a href=\"#_ftn9\"><strong>[9]<\/strong><\/a><\/em> [\u2026]&nbsp;[les parents]<em> qui pensent que la vaccination contre les HPV favorise la promiscuit\u00e9, ou encore que la pr\u00e9vention des IST ne concerne pas leurs enfants, ou encore de personnes qui ne sont pas \u00e0 l\u2019aise avec le fait de parler de la sexualit\u00e9 de leur enfant<a href=\"#_ftn10\"><strong>[10]<\/strong><\/a><\/em>.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>A partir de 2016, la vaccination va \u00eatre \u00e9galement ouverte aux hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) et jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 26 ans. Selon les faits, \u00ab&nbsp;<em>le risque de cancer du canal anal est 20 fois plus \u00e9lev\u00e9 chez les HSH que chez les h\u00e9t\u00e9rosexuels, les HSH infect\u00e9s par le VIH \u00e9tant la population la plus \u00e0 risque<\/em><a href=\"#_ftn11\">[11]<\/a>&nbsp;\u00bb. Il semble que l\u2019ouverture \u00e0 la vaccination des HSH est li\u00e9e aux d\u00e9couvertes sur les cancers ORL, Anal et de p\u00e9nis, du moins, leur prise en compte comme des objectifs de sant\u00e9 publique. D\u2019autant plus, que s\u2019il existait des d\u00e9pistages pour pr\u00e9venir ces l\u00e9sions canc\u00e9reuses pour les femmes, comme le frotti par exemple, tel n\u2019\u00e9tait pas le cas pour les autres formes de cancer, du moins, les \u00e9tudes relatives \u00e0 l\u2019acte de d\u00e9pistage du cancer anal \u00e9taient variables et il n\u2019existait pas de recommandations pr\u00e9cises, ni de consensus pour le traitement de l\u00e9sions<a href=\"#_ftn12\"><em><strong>[12]<\/strong><\/em><\/a>. Donc, l\u2019ouverture aux HSH comme moyen de se prot\u00e9ger et prot\u00e9ger ses partenaires des infections li\u00e9es aux HPV est coh\u00e9rente. Elle est consid\u00e9r\u00e9e comme enjeu de sant\u00e9 publique et n\u00e9cessite des actions venant des pouvoirs publics.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, nous souhaitons attirer votre attention, sur ce choix. En effet, si l\u2019ouverture \u00e0 la vaccination des HSH vise \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 un enjeu de sant\u00e9 publique, n\u2019en est -elle pas moins discriminante&nbsp;? En effet, si le but de la vaccination est de pr\u00e9venir les infections avant le d\u00e9but de l\u2019activit\u00e9 sexuelle, pourquoi ne pas vacciner l\u2019ensemble de la population afin d\u2019\u00e9viter aux personnes ayant des relations sexuelles avec d\u2019autres hommes de se pr\u00e9senter comme tel pour pouvoir b\u00e9n\u00e9ficier de la vaccination&nbsp;? Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, en vaccinant l\u2019ensemble de la population avant le d\u00e9but d\u2019activit\u00e9 sexuelle on \u00e9vite de conditionner l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la vaccination \u00e0 la d\u00e9claration de leurs pr\u00e9f\u00e9rences sexuelles ou de leur genre.&nbsp; Attention, nous ne disons pas que l\u2019ouverture de la vaccination aux HSH est un mauvais \u00e9l\u00e9ment, non bien au contraire, cette vaccination permet de participer \u00e0 la couverture vaccinale de la population fran\u00e7aise et surtout de pr\u00e9venir des cas de cancer.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce que nous souhaitons vous expliquer, c\u2019est que la vaccination des HSH a \u00e9t\u00e9 introduite parce que les femmes vaccin\u00e9es ne prot\u00e8gent pas les HSH d\u2019infections et que les cas de cancer du p\u00e9nis et anal sont devenus un enjeu de sant\u00e9 publique. Or, en r\u00e9servant la vaccination \u00e0 certaines personnes, les pouvoirs publics cr\u00e9ent une charge suppl\u00e9mentaire tant aux femmes qu\u2019aux HSH. D\u2019autant plus, qu\u2019en autorisant la vaccination universelle, les pouvoirs publics auraient \u00e9vit\u00e9 une discrimination bas\u00e9e sur le genre et les pr\u00e9f\u00e9rences sexuelles.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Aussi, nous concevons que le spectre sexuel ne se d\u00e9termine pas \u00e0 un instant T et que celui-ci peut changer tout au long de notre vie. Vacciner toute la population c\u2019\u00e9tait aussi permettre \u00e0 des hommes qui se d\u00e9signent comme h\u00e9t\u00e9rosexuels, d\u2019avoir acc\u00e8s \u00e0 un moyen de protection des infections lors de relations avec les femmes, mais aussi plus tard s\u2019ils d\u00e9signent une autre pr\u00e9f\u00e9rence sexuelle de pouvoir se prot\u00e9ger et prot\u00e9ger leur partenaire.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En 2016, si le Haut Conseil de la Sant\u00e9 Publique n\u2019ouvre pas la vaccination dite universelle, c\u2019est parce qu\u2019il juge que la couverture vaccinale des filles est suffisante pour prot\u00e9ger les hommes non consid\u00e9r\u00e9s comme HSH. Pourtant, en 2014 \u00ab&nbsp;<em>la couverture vaccinale pour une dose \u00e9tait de 17.6% \u00e0 15 ans, c\u2019est le niveau le plus bas estim\u00e9 depuis 2009. La baisse de la proportion de jeunes filles initiant leur vaccination HPV s\u2019observe depuis trois ans et la couverture vaccinale a diminu\u00e9 de 8,7 % entre 2011 et 2014. La couverture vaccinale pour trois doses \u00e0 16 ans (jeunes filles n\u00e9es en 1998) \u00e9tait de 17,2 %. Elle \u00e9tait de 28,3 % en 2010 soit une baisse de 11,1 %<\/em><a href=\"#_ftn13\">[13]<\/a>.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Selon diff\u00e9rentes \u00e9tudes m\u00e9dico-\u00e9conomiques et rapport Co\u00fbts efficacit\u00e9s, si le pourcentage de la couverture vaccinale est \u00e9lev\u00e9 chez les femmes, on a une r\u00e9duction des infections HPV, ainsi qu\u2019un b\u00e9n\u00e9fice pour les g\u00e9n\u00e9rations plus \u00e2g\u00e9es \u00e0 travers l\u2019immunit\u00e9 de groupe<a href=\"#_ftn14\">[14]<\/a>. \u00ab&nbsp;<em>Pour le m\u00eame nombre d\u2018individus vaccin\u00e9s suppl\u00e9mentaires, l\u2018augmentation de la couverture vaccinale chez les filles devrait offrir des avantages plus importants au niveau de la population que l\u2018inclusion des gar\u00e7ons. L\u2018avantage suppl\u00e9mentaire de vacciner 40 % des gar\u00e7ons, en plus de la vaccination de 40 % des filles, ne r\u00e9duirait pas la pr\u00e9valence des infections au HPV davantage que d\u2018augmenter la couverture vaccinale chez les filles seulement de 40 % \u00e0 80 %<a href=\"#_ftn15\"><strong>[15]<\/strong><\/a><\/em>.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, \u00ab&nbsp;<em>Toutes les \u00e9tudes m\u00e9dico-\u00e9conomiques sur la vaccination masculine comme strat\u00e9gie compl\u00e9mentaire \u00e0 la vaccination f\u00e9minine, en consid\u00e9rant le cancer du col de l\u2018ut\u00e9rus <strong>comme la seule pathologie caus\u00e9e par l\u2018infection par le HPV<\/strong>, ont conclu que la vaccination des gar\u00e7ons n\u2018est pas une strat\u00e9gie co\u00fbt-efficace. Lorsque des \u00e9tudes m\u00e9dico-\u00e9conomiques ont examin\u00e9 le cancer du col de l\u2018ut\u00e9rus et les verrues g\u00e9nitales, elles n\u2018ont pas r\u00e9ussi \u00e0 d\u00e9montrer que l\u2018extension \u00e0 un programme universel de vaccination d\u2018un programme existant pour les filles seulement, serait avantageuse en termes de co\u00fbt-efficacit\u00e9<a href=\"#_ftn16\"><strong>[16]<\/strong><\/a><\/em>&nbsp;\u00bb Or, dans ces \u00e9tudes la seule pathologie caus\u00e9e par ces infections est le cancer du col de l\u2019ut\u00e9rus. Comme le pr\u00e9cise le <em>Health Information and Quality Authority<a href=\"#_ftn17\"><strong>[17]<\/strong><\/a><\/em>&nbsp; (HIQA) \u00ab <em>le cancer du col de l\u2018ut\u00e9rus reste le principal facteur qui contribue au fardeau des maladies li\u00e9es au HPV<\/em>&nbsp;\u00bb, toutefois, les infections des HPV peuvent entrainer d\u2019autres cancers et c\u2019est bien pour cela, que les pouvoirs publics ont ouvert la vaccination aux HSH.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Pourtant le Haut Conseil de la Sant\u00e9 Publique, en 2016, s\u2019est prononc\u00e9 en d\u00e9faveur d\u2019une vaccination universelle <em>\u00ab&nbsp;en consid\u00e9rant que le cancer anal restait rare, en particulier chez les hommes (<strong>sauf chez les hommes immunod\u00e9prim\u00e9s et les HSH<\/strong>), que les condylomes anog\u00e9nitaux ne constituaient pas un probl\u00e8me de sant\u00e9 publique (incidence mod\u00e9r\u00e9e et absence de gravit\u00e9), et que l\u2018impact \u00e9pid\u00e9miologique serait probablement faible, compte tenu des couvertures vaccinales insuffisantes observ\u00e9es chez les filles et donc attendues chez les gar\u00e7ons. <\/em>Donc, chez les hommes non HSH, il existe trop peu de cas de cancer anal pour que le<s>s<\/s> rapport cout-efficacit\u00e9 d\u2019une vaccination universelle soit int\u00e9ressant<s>e<\/s>.<em> \u00ab&nbsp;Parmi les autres arguments en d\u00e9faveur, le Haut Conseil de la Sant\u00e9 Publique<\/em> <em>rappelait que l\u2018\u00e9quit\u00e9 de genre s\u2018appr\u00e9cie \u00e0 risque \u00e9gal (ce qui n\u2018est pas le cas pour les cancers li\u00e9s \u00e0 l\u2019HPV, car les risques sont plus \u00e9lev\u00e9s chez les femmes que chez les hommes), qu\u2018il s\u2018agit d\u2018une strat\u00e9gie co\u00fbteuse par rapport \u00e0 la vaccination cibl\u00e9e des HSH au d\u00e9but de leur activit\u00e9 sexuelle, que l\u2018acceptabilit\u00e9 des gar\u00e7ons pourrait \u00eatre plus faible que celle des filles et enfin, que l\u2018impact potentiel de la vaccination sur d\u2018autres cancers (notamment de la sph\u00e8re ORL) n\u2018\u00e9tait pas document\u00e9 \u00e0 ce jour<a href=\"#_ftn18\"><strong>[18]<\/strong><\/a>.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Si les raisons \u00e9conomiques, c\u2019est-\u00e0-dire que la strat\u00e9gie vaccinale et les rapports cout-b\u00e9n\u00e9fice au vu des risques sont plus importants chez les femmes, se tient, il n\u2019emp\u00eache qu\u2019elle ne fonctionne que si un nombre suffisant de femmes sont vaccin\u00e9es. Pourtant, selon les chiffres pr\u00e9sent\u00e9s, la couverture vaccinale des femmes restait basse et ce pour diverses raisons.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous avons l\u2019impression que si la couverture vaccinale des femmes \u00e9tait sup\u00e9rieure la question de la vaccination des hommes ne se poserait pas<a href=\"#_ftn19\">[19]<\/a> alors que de nombreuses \u00e9tudes internationales ont d\u00e9montr\u00e9 le b\u00e9n\u00e9fice d\u2019une vaccination universelle et\/ou en sont des exemples<a href=\"#_ftn20\">[20]<\/a>. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, la vocation premi\u00e8re du vaccin contre les HPV avait pour but de r\u00e9duire le nombre de cancers du col de l\u2019ut\u00e9rus, donc de viser prioritairement les femmes. &nbsp;De plus, les \u00e9tudes en \u00e9conomie de la sant\u00e9 montraient bien que la vaccination masculine en plus de celle f\u00e9minine \u00e9tait trop couteuse par rapport aux objectifs de sant\u00e9 publique de l\u2019\u00e9poque. Cependant, comme les autorit\u00e9s de sant\u00e9 le pr\u00e9ciseront apr\u00e8s, ouvrir la vaccination uniquement aux femmes ne prot\u00e8gent pas des infections li\u00e9es \u00e0 un HPV pour les HSH.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;C\u2019est parce que l\u2019on a pris en compte d\u2019autres infections li\u00e9es aux HPV comme enjeux de sant\u00e9 publique, tel que le cancer ORL, anal ou du p\u00e9nis, que la vaccination limit\u00e9e en devenait d\u00e9su\u00e8te et discriminante avec toute personne qui ne serait pas un homme h\u00e9t\u00e9rosexuel. Pourtant, cette \u00e9quit\u00e9 de genre a \u00e9t\u00e9 mise en avant dans les \u00e9tudes d\u2019acceptabilit\u00e9 du vaccin. \u00ab<em> Les parents sont en faveur d\u2019une vaccination sans distinction de genre, arguant que les deux sexes doivent \u00eatre \u00e9quitablement responsables dans la pr\u00e9vention des infections sexuellement transmissibles<a href=\"#_ftn21\"><strong>[21]<\/strong><\/a><\/em>.&nbsp;\u00bb La prise en compte de ce principe d\u2019\u00e9quit\u00e9 dans les \u00e9tudes, met fin \u00e0 une discrimination envers le genre et les pr\u00e9f\u00e9rences sexuelles, et pouvant faire croire que seules les femmes et les HSH v\u00e9hiculent ou sont touch\u00e9s par les infections.<\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"has-text-align-center has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading\">II. La consid\u00e9ration de notion d\u2019\u00e9quit\u00e9 <br>en faveur de la vaccination universelle<\/h1>\n\n\n\n<p>Si la strat\u00e9gie vaccinale des femmes en lien avec les rapports cout efficace est pertinente, le fait est qu\u2019en France, cette couverture vaccinale est trop faible pour prot\u00e9ger les hommes non HSH.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour commencer, il est important de pr\u00e9ciser que le co\u00fbt du soin, c\u2019est-\u00e0-dire le prix du vaccin, peut \u00eatre un frein. En effet, bien que l\u2019assurance maladie rembourse le vaccin \u00e0 hauteur de 65%, 35% restent \u00e0 la charge de l\u2019usager s\u2019il ne poss\u00e8de pas de mutuelles ou d\u2019assurances compl\u00e9mentaires, cela repr\u00e9sente 100 \u00e0 150 \u20ac. A titre d\u2019exemple le GARDASIL 9 0,5 ml en flacon (laboratoires MSD VACCINS) co\u00fbte 116.62 euros<a href=\"#_ftn1\">[1]<\/a> donc <em>116.62*65% = 75.8\u20ac (partie rembours\u00e9e) donc 116.62 \u2013 75.8 = 40.82 (les 35% restants) 40.82*3<a href=\"#_ftn2\"><strong>[2]<\/strong><\/a> = 122.46 <\/em>\u00e0 d\u00e9bourser si la personne n\u2019a pas d\u2019assurance compl\u00e9mentaire. Il est possible d\u2019obtenir des vaccins gratuitement dans certains centres de vaccinations<a href=\"#_ftn3\">[3]<\/a> et pour certaines pathologies<a href=\"#_ftn4\">[4]<\/a>. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019aspect financier, ne doit pas \u00eatre n\u00e9glig\u00e9 car il reste l\u2019un des freins \u00e0 la vaccination \u00ab&nbsp;<em>L\u2019analyse effectu\u00e9e par Sant\u00e9 publique France \u00e0 partir des donn\u00e9es de l\u2019Enqu\u00eate sant\u00e9 et protection sociale (ESPS) conduite en 2012 par l\u2019Institut de recherche et documentation en \u00e9conomie de la sant\u00e9 (Irdes) a montr\u00e9 qu\u2019un faible revenu du m\u00e9nage et l\u2019absence de couverture compl\u00e9mentaire maladie priv\u00e9e \u00e9taient associ\u00e9s \u00e0 des couvertures vaccinales HPV plus faibles chez les jeunes filles et \u00e0 un recours moins fr\u00e9quent au d\u00e9pistage chez leurs m\u00e8res<a href=\"#_ftn5\"><strong>[5]<\/strong><\/a><\/em>&nbsp;\u00bb. Les finances des foyers ne sont pas le plus grand frein \u00e0 la vaccination, mais il s\u2019ajoute au manque d\u2019information. En effet, dans de nombreuses \u00e9tudes<a href=\"#_ftn6\">[6]<\/a> les patients ou les parents ont pr\u00e9cis\u00e9 qu\u2019ils ne disposaient que de peu d\u2019informations sur les vaccins et ou le calendrier vaccinal. Ce manque d\u2019information ou d\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information peut r\u00e9sulter de diff\u00e9rentes choses, la premi\u00e8re \u00e9tant l\u2019absence de connaissance de la maladie et des infections qui y sont li\u00e9es. Ensuite, parce que l\u2019usager n\u2019a pas l\u2019information via un professionnel de sant\u00e9. Enfin dans une proportion faible l\u2019usager poss\u00e9derait des craintes sur la s\u00e9curit\u00e9 du vaccin. \u00ab&nbsp;<em>Le manque de recul vis-\u00e0-vis des effets secondaires est l\u2019un des principaux motifs ayant conduit \u00e0 la non-vaccination des jeunes filles ou encore, la connaissance d\u2018effets secondaires graves survenus dans leur entourage ou v\u00e9hicul\u00e9s par les m\u00e9dias<a href=\"#_ftn7\"><strong>[7]<\/strong><\/a><\/em>.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Il est vrai qu\u2019en 2014 l\u2019\u00e2ge du premier vaccin a \u00e9t\u00e9 baiss\u00e9 \u00e0 partir de 11 ans, certains \u00e9taient dans l\u2019incompr\u00e9hension quant \u00e0 cet abaissement et ils craignaient que le vaccin ne soit plus efficace lors du d\u00e9but d\u2019activit\u00e9 sexuelle<a href=\"#_ftn8\">[8]<\/a>. \u00ab&nbsp;<em>Selon les donn\u00e9es du Barom\u00e8tre sant\u00e9 2016, avec un focus particulier sur la vaccination, r\u00e9alis\u00e9 sur un \u00e9chantillon national repr\u00e9sentatif de la population fran\u00e7aise \u00e2g\u00e9e de 15 \u00e0 75 ans, seuls 16,9 % des parents de jeunes filles \u00e2g\u00e9es de 11-15 ans (n=959) avaient vaccin\u00e9 leur fille. Au total, 61,9 % d\u2018entre eux consid\u00e9raient que la balance b\u00e9n\u00e9fice-risque de cette vaccination \u00e9tait d\u00e9favorable ou incertaine<\/em><a href=\"#_ftn9\">[9]<\/a>.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>On peut souligner, les diff\u00e9rentes campagnes de sensibilisation et d\u2019information sur les vaccins, effectu\u00e9es par les gouvernements. N\u00e9anmoins, les professionnels de sant\u00e9 restent les plus \u00e0 m\u00eame de pouvoir transmettre des informations et r\u00e9pondre aux diverses craintes des usagers. \u00ab&nbsp;<em>Recevoir une proposition de vaccination par son m\u00e9decin ou \u00e9changer \u00e0 propos de la vaccination avec son m\u00e9decin est le facteur le plus associ\u00e9 \u00e0 une forte acceptabilit\u00e9 vaccinale dans de nombreuses \u00e9tudes, et les parents citent fr\u00e9quemment le fait de ne pas avoir re\u00e7u une proposition de vaccination de la part de leur m\u00e9decin, comme la raison de ne pas avoir vaccin\u00e9 leur enfant<a href=\"#_ftn10\"><strong>[10]<\/strong><\/a><\/em>.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, le r\u00f4le des professionnels de sant\u00e9 est plus qu\u2019important, car ce sont eux qui vont permettre un acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information. Il convient de pr\u00e9ciser que la loi H\u00f4pital, patients, sant\u00e9, territoire<a href=\"#_ftn11\">[11]<\/a>&nbsp;de 2009 consacre pour les sages-femmes l\u2019\u00e9largissement de certaines de leurs missions comme l\u2019autorisation de r\u00e9aliser des d\u00e9pistages des cancers gyn\u00e9cologiques. Mais c\u2019est v\u00e9ritablement la loi Touraine<a href=\"#_ftn12\">[12]<\/a> qui permet aux sages-femmes de prescrire et administrer les vaccins jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 19 ans. Les professionnels de sant\u00e9 sont le principal vecteur dans la transmission de l\u2019information, en effet selon l\u2019\u00e9tude de Collange et autres<a href=\"#_ftn13\">[13]<\/a> men\u00e9 en 2014 avec 1712 m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Au total, 72,4 % des r\u00e9pondants d\u00e9claraient recommander fr\u00e9quemment la vaccination contre les HPV (toujours : 45,6 % et souvent : 26,8 %), 17,1 % la recommandaient parfois et 10,5 % des m\u00e9decins ne la recommandaient jamais. La plupart des m\u00e9decins (88,6 %) d\u00e9claraient ne pas avoir de difficult\u00e9s \u00e0 parler sexualit\u00e9 avec les jeunes filles durant les consultations, mais 26,9 % consid\u00e9raient que la pr\u00e9sence des parents \u00e9tait probl\u00e9matique<\/em><a href=\"#_ftn14\">[14]<\/a>.<em>&nbsp;\u00bb <\/em>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En plus des professionnels lib\u00e9raux, l\u2019instruction du 3 juillet 2015<a href=\"#_ftn15\">[15]<\/a> relative \u00e0 la mise en place de centre gratuit, consacre des centres, conform\u00e9ment \u00e0 la loi de finance de la s\u00e9curit\u00e9 sociale de 2015, modifi\u00e9 par la loi Touraine et l\u2019ordonnance du 17 janvier 2018<a href=\"#_ftn16\">[16]<\/a> pr\u00e9cise \u00e0 l\u2019article 3121-2 du code de sant\u00e9 publique que des centres assurent la pr\u00e9vention, le d\u00e9pistage, le diagnostic et le traitement ambulatoire des infections sexuellement transmissibles, mais aussi de vaccination contre le papillomavirus.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019autres instances, en septembre et f\u00e9vrier 2019, respectivement, l\u2019acad\u00e9mie nationale de pharmacie et de m\u00e9decine ont appel\u00e9 \u00e0 la vaccination universelle et \u00e0 la gratuit\u00e9 du vaccin.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, le taux de couverture vaccinale des filles \u00e9tait, selon Sant\u00e9 Publique France, de 30% pour une dose \u00e0 15 ans et 24 % pour un sch\u00e9ma complet \u00e0 16 ans<a href=\"#_ftn17\">[17]<\/a> en 2018. Or, comme examin\u00e9 une couverture \u00e9lev\u00e9e permet une immunit\u00e9 de groupe mais aussi de faire baisser le nombre d\u2019infections li\u00e9es \u00e0 un HPV chez les hommes et les femmes. Cependant cela n\u2019est pas le cas en France, ainsi les \u00e9tudes cout-efficacit\u00e9 montrent qu\u2019il \u00e9tait judicieux de vacciner les hommes pour prot\u00e9ger la sant\u00e9 de tous. \u00ab&nbsp;<em>L\u2018examen a conclu que les analyses m\u00e9dico-\u00e9conomiques publi\u00e9es avaient d\u00e9montr\u00e9 que l\u2018extension de la vaccination aux hommes h\u00e9t\u00e9rosexuels \u00e9tait rarement une strat\u00e9gie co\u00fbt-efficace [..]. Le rapport co\u00fbt\/efficacit\u00e9 de la vaccination universelle devient plus favorable lorsqu\u2018on envisage d\u2018autres maladies li\u00e9es au HPV, et lorsque la vaccination des filles est faible (&lt;40 %), sous r\u00e9serve de l\u2018obtention d\u2018une couverture vaccinale \u00e9lev\u00e9e chez les gar\u00e7ons dans le programme de vaccination universelle<a href=\"#_ftn18\"><strong>[18]<\/strong><\/a><\/em>.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>A-t-on alors ouvert la vaccination universelle uniquement pour consid\u00e9ration \u00e9conomique en lien avec le rapport cout- efficacit\u00e9&nbsp;? la r\u00e9ponse est n\u00e9gative. Si les \u00e9tudes en \u00e9conomie de la sant\u00e9 sont un argument important \u00e0 la vaccination universelle, le fait est que c\u2019est surtout le principe d\u2019\u00e9quit\u00e9 des genres et le choix de mettre fin \u00e0 la discrimination envers les HSH qui ont motiv\u00e9 les pouvoirs publics \u00e0 ouvrir la vaccination universelle.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est l\u2019un des \u00e9l\u00e9ments les plus point\u00e9s dans les diff\u00e9rents rapports. C\u2019est que justifier la vaccination pour les HSH c\u2019est aussi justifier une discrimination. En effet, ce choix d\u2019ouverture ferait croire qu\u2019il n\u2019y a que les femmes et ou les HSH qui peuvent avoir des infections de HPV. En ouvrant ainsi la vaccination aux hommes sans justification de pr\u00e9f\u00e9rence sexuelle on met fin \u00e0 cette discrimination. De plus, parmi les arguments favorables \u00e0 cet \u00e9largissement de la vaccination certains rappellent que la vaccination universelle s\u2019observe d\u00e9j\u00e0 chez plusieurs de nos pays voisins<a href=\"#_ftn19\">[19]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Le Conseil national du sida, recommandait d\u00e9j\u00e0 en 2017 \u00ab&nbsp;<em>une strat\u00e9gie de vaccination universelle afin d\u2019augmenter la couverture vaccinale et lever les discriminations li\u00e9es au genre et \u00e0 l\u2019orientation sexuelle. Ces pr\u00e9conisations ont \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9es \u00e0 la strat\u00e9gie nationale de sant\u00e9 sexuelle 2017-2030 qui vise \u00e0 atteindre un objectif de taux de couverture vaccinale contre les HPV de 60 % chez les adolescentes en 2023 et de 80 % en 2030<a href=\"#_ftn20\"><strong>[20]<\/strong><\/a><\/em>.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Ensuite, faire supporter la vaccination d\u00e8s 2007 sur les femmes uniquement, pouvait donner l\u2019impression que seules les femmes \u00e9taient susceptibles d\u2019\u00eatre touch\u00e9es par les infections et surtout \u00ab&nbsp;<em>que les filles sont plus sujettes \u00e0 des comportements de promiscuit\u00e9, et que les filles sont responsables de la transmission des virus HPV<a href=\"#_ftn21\"><strong>[21]<\/strong><\/a>&nbsp;<\/em>\u00bb. Or, et c\u2019est bien ce que les \u00e9tudes pour l\u2019acceptabilit\u00e9 du vaccin ont d\u00e9montr\u00e9, les parents sont pour la vaccination universelle des deux sexes, afin de faire reposer \u00e9quitablement le poids de la vaccination, mais aussi de pouvoir se prot\u00e9ger contre des infections li\u00e9es aux HPV ind\u00e9pendamment de la couverture vaccinale des filles<a href=\"#_ftn22\"><em><strong>[22]<\/strong><\/em><\/a>. \u00ab&nbsp;<em>Parmi les arguments ayant conduit \u00e0 la recommandation d\u2019une vaccination g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, [..] le respect du principe d\u2019\u00e9quit\u00e9 entre les deux sexes. [\u2026] la d\u00e9cision d\u2018\u00e9tendre le programme de vaccination aux gar\u00e7ons, doit \u00e9galement tenir compte d\u2018importantes questions d\u2018\u00e9thique (le fardeau des maladies li\u00e9es \u00e0 l\u2019HPV est en augmentation chez les hommes, en particulier chez les HSH, et vacciner tous les gar\u00e7ons avant le d\u00e9but de leur vie sexuelle permet de les prot\u00e9ger tous, sans discrimination, et sans stigmatisation des choix sexuels<a href=\"#_ftn23\"><strong>[23]<\/strong><\/a>).<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>En conclusion la vaccination universelle permet de prot\u00e9ger les individus, sans consid\u00e9ration de leur genre et ou leurs pr\u00e9f\u00e9rences sexuelles, avant le d\u00e9but de le leur activit\u00e9 sexuelle. Aussi, c\u2019est une responsabilisation des deux sexes dans un enjeu de sant\u00e9 publique. Il existe encore des freins \u00e0 cette vaccination, financier, par manque d\u2019informations sur les infections li\u00e9es aux HPV, mais aussi des doutes sur la s\u00e9curit\u00e9 du vaccin. Pour r\u00e9pondre \u00e0 ces diff\u00e9rents freins, les professionnels de sant\u00e9 restent les principaux acteurs favorisant l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> Donn\u00e9es fondation contre le cancer https:\/\/www.cancer.be\/les-cancers\/facteurs-de-risque\/le-papillomavirus-quest-ce-exactement.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a> Haute Autorit\u00e9 de Sant\u00e9 \u00ab&nbsp;\u00c9largissement de la vaccination contre les papillomavirus aux gar\u00e7ons&nbsp;\u00bb Recommandation D\u00e9cembre 2019 P.15<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\">[3]<\/a> Institut national du cancer \u00ab&nbsp;10 ARGUMENTS CL\u00c9S SUR LA VACCINATION CONTRE LES INFECTIONS LI\u00c9ES AUX PAPILLOMAVIRUS HUMAINS (HPV)&nbsp;\u00bb p.1 https:\/\/www.cancer.be\/le-cancer.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\">[4]<\/a> Haute Autorit\u00e9 de Sant\u00e9 <em>Op cit<\/em> Recommandation vaccinale 2019 2019 P.16<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref5\">[5]<\/a> Haut Conseil de la Sant\u00e9 Publique \u00ab&nbsp;Place du vaccin Gardasil 9\u00aedans la pr\u00e9vention des infections \u00e0 papillomavirus humains&nbsp;\u00bb <em>Collection Avis et Rapports <\/em>2017 p.8<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref6\">[6]<\/a> <em>Idem.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref7\">[7]<\/a> Fondation contre le cancer https:\/\/www.cancer.be\/les-cancers\/facteurs-de-risque\/le-papillomavirus-quest-ce-exactement.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref8\">[8]<\/a> Histoire d&rsquo;une pol\u00e9mique : vaccination anti HPV et maladies auto-immunes. Vaccination info service 1<sup>e<\/sup> aout 2018 https:\/\/professionnels.vaccination-info-service.fr\/Aspects-sociologiques\/Controverses\/Maladies-auto-immunes.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref9\">[9]<\/a> https:\/\/solidarites-sante.gouv.fr\/IMG\/pdf\/2014-02-03_Plan_cancer-2.pdf<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref10\">[10]<\/a> Selon le type de vaccin il est recommand\u00e9 deux ou trois doses.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref11\">[11]<\/a>&nbsp; Action 1.2 : Am\u00e9liorer le taux de couverture de la vaccination par le vaccin anti\u2010 papillomavirus en renfor\u00e7ant la mobilisation des m\u00e9decins traitants et en diversifiant les acc\u00e8s, notamment avec gratuit\u00e9, pour les jeunes filles concern\u00e9es.&nbsp; \u00ab&nbsp;Plan cancer 2014-2019 Gu\u00e9rir et pr\u00e9venir les cancers&nbsp;: donnons les m\u00eames chances \u00e0 tous, partout en France&nbsp;\u00bb 4 f\u00e9vrier 2014 P.20<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref12\">[12]<\/a> Certains vaccins contre le papillomavirus s\u2019injectent en deux ou trois doses.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref13\">[13]<\/a> Arr\u00eat\u00e9 du 30 novembre 2020 modifiant la liste des sp\u00e9cialit\u00e9s pharmaceutiques remboursables aux assur\u00e9s sociaux.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref14\">[14]<\/a> Haut Conseil de la Sant\u00e9 Publique 2016 https:\/\/www.hcsp.fr\/explore.cgi\/avisrapportsdomaine?clefr=553<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref15\">[15]<\/a> Haute Autorit\u00e9 de sant\u00e9 <em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Op cit<\/em> Recommandation vaccinale 2019 p.100.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> Fondation contre le cancer&nbsp;: https:\/\/www.cancer.be\/les-cancers\/facteurs-de-risque\/le-papillomavirus-quest-ce-exactement.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a> Haute Autorit\u00e9 de Sant\u00e9 <em>Op cit<\/em> Recommandation vaccinale 2019p.20.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\">[3]<\/a> Haut Conseil de la Sant\u00e9 Publique <em>Op cit<\/em> p.8.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\">[4]<\/a> Haut Conseil de la sant\u00e9 publique AVIS relatif \u00e0 la r\u00e9vision de l\u2019\u00e2ge de vaccination contre les infections \u00e0 papillomavirus humains des jeunes filles 28 septembre 2012 p.1<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref5\">[5]<\/a> <em>Idem.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref6\">[6]<\/a> \u00ab&nbsp;<em>Une personne est immunod\u00e9prim\u00e9e quand son syst\u00e8me immunitaire ne fonctionne pas bien et qu&rsquo;elle est donc plus vuln\u00e9rable aux infections<\/em>.&nbsp;\u00bb https:\/\/vaccination-info-service.fr\/.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref7\">[7]<\/a>\u00ab&nbsp;<em>Absence de rate, d&rsquo;origine cong\u00e9nitale ou due \u00e0 une ablation chirurgicale. Par extension, le non-fonctionnement de la rate est appel\u00e9 aspl\u00e9nie fonctionnelle. Celle-ci s&rsquo;observe notamment dans la dr\u00e9panocytose homozygote (maladie sanguine h\u00e9r\u00e9ditaire responsable d&rsquo;une an\u00e9mie tr\u00e8s grave).&nbsp;\u00bb <\/em>Larousse M\u00e9dical.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref8\">[8]<\/a> Haut Conseil de la Sant\u00e9 Publique Place du vaccin Gardasil 9\u00ae <em>Op cit <\/em>p.6<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref9\">[9]<\/a> <em>Idem<\/em> p.35<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref10\">[10]<\/a> Haute Autorit\u00e9 de Sant\u00e9 <em>Op cit<\/em> Recommandation vaccinale 2019 <em>t <\/em>p.90<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref11\">[11]<\/a> Haut Conseil de la sant\u00e9 publique AVIS <em>Op cit <\/em>p.3<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref12\">[12]<\/a> <em>Idem<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref13\">[13]<\/a> <em>Ibid<\/em> p.1<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref14\">[14]<\/a> Haute autorit\u00e9 de Sant\u00e9 <em>Op cit<\/em> Recommandation vaccinale 2019p.57<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref15\">[15]<\/a> <em>Idem<\/em> p.58<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref16\">[16]<\/a> <em>Idem<\/em> p.59<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref17\">[17]<\/a> L&rsquo;Autorit\u00e9 d&rsquo;information sur <em>la<\/em> sant\u00e9 et <em>la<\/em> qualit\u00e9 en Irlande.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref18\">[18]<\/a> Haute autorit\u00e9 de Sant\u00e9 <em>Op cit<\/em> Recommandation vaccinale 2019 p.58<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref19\">[19]<\/a> <em>Idem<\/em> p.149<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref20\">[20]<\/a> Australie, Autriche, Belgique, Canada, Croatie, Danemark, Estonie, Etats-Unis d\u2019Am\u00e9rique, Finlande, Irlande, Italie, Liechtenstein, Norv\u00e8ge, R\u00e9publique tch\u00e8que, Royaume-Uni, Slovaquie.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref21\">[21]<\/a> Haute autorit\u00e9 de Sant\u00e9 <em>Op cit<\/em> Recommandation vaccinale 2019 p.91<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> Avis relatif aux prix de sp\u00e9cialit\u00e9s pharmaceutiques 26 septembre 2019.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a> Dans le cadre d\u2019un sch\u00e9ma complet \u00e0 trois doses de vaccins.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\">[3]<\/a>&nbsp; Loi 13&nbsp;ao\u00fbt&nbsp;2004 relative aux libert\u00e9s et responsabilit\u00e9s locales article L 3111-11 Code de sant\u00e9 publique modifi\u00e9 par l\u2019ordonnance n\u00b0 2018-470 du 12 juin 2018 proc\u00e9dant au regroupement et \u00e0 la mise en coh\u00e9rence des dispositions du code de la s\u00e9curit\u00e9 sociale applicables aux travailleurs ind\u00e9pendants.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\">[4]<\/a> <a href=\"https:\/\/www.service-public.fr\/particuliers\/actualites\/A14650\">https:\/\/www.service-public.fr\/particuliers\/actualites\/A14650<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref5\">[5]<\/a> Haut Conseil de la Sant\u00e9 Publique Place du vaccin Gardasil 9\u00ae<em>Op cit <\/em>2017 p.35<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref6\">[6]<\/a> Dans une revue syst\u00e9matique internationale publi\u00e9e en 2013 et portant sur 28 \u00e9tudes qualitatives et 44 enqu\u00eates collect\u00e9es de 2004 \u00e0 ao\u00fbt 2011, les obstacles \u00e0 la vaccination HPV \u00e9taient pour 55 % des parents, le manque d\u2019information sur la vaccination HPV et les vaccins et leur s\u00e9curit\u00e9 ( Haut Conseil de la Sant\u00e9 Publique \u00ab&nbsp;Place du vaccin Gardasil 9\u00aedans la pr\u00e9vention des infections \u00e0 papillomavirus humains&nbsp;\u00bb <em>Collection Avis et Rapports <\/em>2017 p.35)&nbsp;; Sant\u00e9 publique France&nbsp; l\u2019enqu\u00eate Rapport au sexe (ERAS) f\u00e9vrier-mars 2019.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref7\">[7]<\/a> Haute autorit\u00e9 de Sant\u00e9 <em>Op cit<\/em> Recommandation vaccinale 2019 2019 p.80<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref8\">[8]<\/a> <em>Idem<\/em> p.77<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref9\">[9]<\/a> Rey D, Fressard L, Cortaredona S, Bocquier A, Gautier A, Peretti-Watel P<em>, et al. <\/em>Vaccine hesitancy in the French population in 2016, and its association with vaccine uptake and perceived vaccine risk-benefit balance. Euro Surveill 2018;23(17):17-00816.&nbsp; <a href=\"http:\/\/dx.doi.org\/10.2807\/1560-7917.es.2018.23.17.17-00816\">http:\/\/dx.doi.org\/10.2807\/1560-7917.es.2018.23.17.17-00816<\/a> in Haute autorit\u00e9 de sant\u00e9 <em>Op cit<\/em> Recommandation vaccinale 2019 p.79<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref10\">[10]<\/a> Haute autorit\u00e9 de <em>Op cit<\/em> Recommandation vaccinale 2019 p.78<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref11\">[11]<\/a> LOI n\u00b0 2009-879 du 21 juillet 2009 portant r\u00e9forme de l&rsquo;h\u00f4pital et relative aux patients, \u00e0 la sant\u00e9 et aux territoires.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref12\">[12]<\/a> LOI n\u00b0 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre syst\u00e8me de sant\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref13\">[13]<\/a> Collange F, Fressard L, Pulcini C, Sebbah R, Peretti-Watel P, Verger P. General practitioners&rsquo; attitudes and behaviors toward HPV vaccination: a French national survey. Vaccine 2016 .&nbsp; <a href=\"http:\/\/dx.doi.org\/10.1016\/j.vaccine.2015.12.054\">http:\/\/dx.doi.org\/10.1016\/j.vaccine.2015.12.054<\/a> <em>In<\/em> de la Haute Autorit\u00e9 de Sant\u00e9&nbsp; <em>Op cit<\/em> Recommandation vaccinale 2019 p.115<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref14\">[14]<\/a> Collange F, Fressard L, Pulcini C, Sebbah R, Peretti-Watel P, Verger P. General practitioners&rsquo; attitudes and behaviors toward HPV vaccination: a French national survey. Vaccine 2016;34(6):762-8.&nbsp; <a href=\"http:\/\/dx.doi.org\/10.1016\/j.vaccine.2015.12.054\">http:\/\/dx.doi.org\/10.1016\/j.vaccine.2015.12.054<\/a> in Haute Autorit\u00e9 de la Sant\u00e9 <em>Op cit<\/em> Recommandation vaccinale 2019 p 76<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref15\">[15]<\/a> INSTRUCTION N\u00b0 DGS\/RI2\/2015\/195 du 3 juillet 2015 relative \u00e0 la mise en place des centres gratuits d\u2019information, de d\u00e9pistage et de diagnostic (CeGIDD) des infections par les virus de l\u2019immunod\u00e9ficience humaine et des h\u00e9patites virales et des infections sexuellement transmissibles.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref16\">[16]<\/a> Ordonnance n\u00b0 2018-21 du 17 janvier 2018 de mise en coh\u00e9rence des textes au regard des dispositions de la loi n\u00b0 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre syst\u00e8me de sant\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref17\">[17]<\/a> Fonteneau L, Barret AS, L\u00e9vy-Bruhl D. Evolution de la couverture vaccinale du vaccin contre le papillomavirus en France \u2013 2008-2018. Num\u00e9ro th\u00e9matique &#8211; Pr\u00e9vention du cancer du col de l\u2019ut\u00e9rus. Bull Epid\u00e9miol Hebdo 2019; in Haute autorit\u00e9 de sant\u00e9 <em>Op cit<\/em> Recommandation vaccinale 2019 p.9<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref18\">[18]<\/a> Haute autorit\u00e9 de Sant\u00e9 <em>Op cit<\/em> Recommandation vaccinale D\u00e9cembre 2019 p. 59<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref19\">[19]<\/a> \u00ab&nbsp;<strong><em>\u00c9tats-Unis <\/em><\/strong><em>: la vaccination des gar\u00e7ons \u00e2g\u00e9s de 11-12 ans \u00e9tait recommand\u00e9e depuis fin 2011 avec un rattrapage des 13-21 ans. <strong>Australie <\/strong>: la vaccination des gar\u00e7ons \u00e2g\u00e9s de 12-13 ans est recommand\u00e9e depuis 2013 (27). En 2014, la couverture vaccinale des gar\u00e7ons \u00e2g\u00e9s de 15 ans \u00e9tait de 60 % au niveau national pour trois doses (contre 73 % pour les filles) <strong>Autriche <\/strong>: la vaccination des gar\u00e7ons est propos\u00e9e gratuitement depuis 2014<\/em>.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref20\">[20]<\/a>&nbsp; Haute autorit\u00e9 de Sant\u00e9 <em>Op cit<\/em> Recommandation vaccinale p.8<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref21\">[21]<\/a> <em>Idem<\/em> p.78<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref22\">[22]<\/a> <em>Idem<\/em> p.29<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref23\">[23]<\/a> <em>Idem<\/em> p.88<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le pr\u00e9sent article r\u00e9dig\u00e9 par Mme L\u00e9a Bernard, Doctorante en droit public, Universit\u00e9 Toulouse 1 Capitole, Institut Maurice Hauriou, s&rsquo;inscrit dans le cadre de la 5e chronique en Droit de la Sant\u00e9 du Master Droit de la Sant\u00e9 (UT1 Capitole) avec le soutien du Journal du Droit Administratif. 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